samedi 10 avril 2010


POUR DÉNONCER L’HOMOPHOBIE À L’ÉCOLE
Jasmin Roy a écrit Osti de fif!
C’est un titre sans équivoque qu’avait choisi l’auteur Jasmin Roy, pour Osti de fif!, un livre-choc dont le but est de dénoncer l’homophobie dans les écoles et dont le lancement a eu lieu à l’école secondaire Jeanne-Mance de Montréal.
Les convives étaient nombreux au lancement pour saluer l’initiative de l’auteur Jasmin Roy, qui, à 44 ans, a décidé de dénoncer l’homophobie dans les écoles. «C’est un appel à l’aide, confie-t-il. C’est un appel à défendre les jeunes qui vivent de l’humiliation à l’école à cause qu’on les présume homosexuels. J’ai levé le drapeau pour dire qu’il y avait un problème dans nos cours d’école. Je pense qu’il y a un gros travail à faire et c’est pour cette raison que j’ai écrit ce livre.»
Pendant l’écriture d’Osti de fif! ,, Jasmin Roy a trouvé difficile d’entendre ces témoignages de souffrance. «Mon passé est pas mal réglé. J’y ai fait le ménage. Ce que j’ai trouvé plus ardu, par contre, c’est la réalisation les témoignages. J’ai trouvé ça excessivement difficile de voir à quel point le problème était encore grand aujourd’hui dans les écoles. Il y a des histoires dans ce livre, qui me troublent encore aujourd’hui quand je les relis», a dit l’auteur.
Un livre pour éclairer les parents
De par ses nombreux témoignages, Osti de fif! vise tous les parents. «Ce livre s’adresse principalement aux parents, mais pas juste aux parents de jeunes qui vivent ce genre d’agression. Il s’adresse aussi aux parents de jeunes qui agressent. Il faut que ces parents comprennent, comment s’expriment leurs enfants à l’école. Ce livre s’adresse aussi aux professeurs. Je pense que c’est un bel outil pédagogique», a affirmé Jasmin Roy.
La parution de ce livre est une première initiative pour Jasmin Roy, mais pas la dernière. L’auteur compte faire de l’homophobie dans les écoles, son cheval de bataille. «Je ne pars pas en guerre contre les écoles et le ministère de l’Éducation, je veux absolument qu’on travaille en collaboration. Cela dit, si dans un an rien n’a changé, je vais agir autrement. Je vais sortir un peu plus souvent. J’irai rencontrer les médias pour leur dire à quel point le problème ne se règle pas, malgré la parution d’un livre et malgré une politique contre l’homophobie déposée en décembre dernier.»
(Agence QMI)

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire